La dépression post-partum

Ecrit par Isabelle Dagenais le 23 novembre 2011 – 22:38 -

(Source site Revivre)

Avoir un enfant est censé être l’un des moments les plus heureux de la vie d’une femme. Or, ce n’est pas le cas pour un grand nombre d’entre elles. La grossesse et la maternité peuvent provoquer une véritable détresse émotionnelle. Plusieurs femmes se sentent coupables ou ont honte de leurs émotions si elles n’assument pas facilement leur rôle traditionnel de « mère ». La poussée d’émotions et d’activités qui entourent une grossesse et la naissance d’un enfant peut rendre difficile la distinction entre les humeurs causées par la fatigue et les fluctuations hormonales et un véritable trouble de l’humeur.  
Il est important de se rappeler que vous n’êtes pas seule et que les troubles de l’humeur du post-partum peuvent être soignés. Vous n’avez rien fait de mal et ce n’est pas un problème qui concerne votre aptitude à être une bonne mère. Obtenir de l’aide est la meilleure chose que vous puissiez faire pour votre bébé et vous-même. 

Vous vous demandez si vous souffrez d’une dépression postpartum ?

Voici quelques questions à vous poser: Source Société canadienne de la pédiatrie

  1. Qu’est-ce que ça vous fait d’être une nouvelle mère?
  2. Prenez-vous plaisir à avoir votre nouveau bébé?
  3. Trouvez-vous qu’il est facile ou difficile de vous occuper de votre nouveau bébé?
  4. Comment se passent les choses dans votre famille?
  5. Vous reposez-vous assez?
  6. Comment est votre appétit?
  7. Depuis un mois, vous êtes-vous souvent sentie découragée, déprimée ou désespérée?
  8. Depuis un mois, vous est-il souvent arrivé d’avoir peu d’intérêt ou de plaisir à faire les
        choses?

 

Les symptômes d’un trouble de l’humeur du post-partum (source site Revivre)

Si vous avez quelques-uns des symptômes suivants pendant plus de deux semaines après votre accouchement, vous souffrez peut-être d’un trouble de l’humeur du post-partum et vous devriez obtenir rapidement une évaluation professionnelle. Vous n’êtes pas la seule. Parlez-en !

· Un sentiment de tristesse la plupart du temps

· Une perte d’intérêt ou de plaisir dans tout ou dans la plupart des choses

· Un épuisement chronique qui ne disparaît pas, même après une bonne nuit de sommeil

· Une irritabilité extrême, la frustration ou la colère

· Des sentiments de désespoir

· De la difficulté à dormir, même lorsque le bébé dort

· Une perte d’appétit ou des excès de nourriture

· De la difficulté à penser, à se concentrer ou à prendre des décisions

· Pleurer sans raison

· Aucun intérêt manifesté à l’endroit de votre bébé ou aucun plaisir en sa présence

· Des sentiments écrasants de culpabilité, de n’être bonne à rien ou de ne pas être à la hauteur de la situation

· Des pensées effrayantes dans lesquelles vous faites du mal à votre bébé

· L’anxiété ou des crises de panique

· Aucune envie d’être avec des amis ou la famille

· Une inquiétude extrême au sujet de la santé de votre bébé

· Un sentiment d’agitation ou d’être au ralenti

· Des pensées suicidaires ou de fréquentes pensées sur la mort

 Vous craignez faire du mal à votre bébé ou à vous même ? Ne restez pas seule avec votre enfant.

Comment traite-t-on la dépression post-partum?  (Association canadienne pour la santé mentale)

Les méthodes utilisées pour traiter la dépression post-partum comprennent la thérapie, les réseaux de soutien et la pharmacothérapie (c’est-à-dire les antidépresseurs). La psychothérapie s’est avérée être un traitement efficace et un choix acceptable pour les femmes qui souhaitent éviter de prendre des médicaments pendant l’allaitement.

Affronter la dépression post-partum (Association canadienne pour la santé mentale)

Vous devez d’abord garder à l’esprit que vous n’êtes pas seule. Presque 20 % des nouvelles mamans connaissent une dépression post-partum. Il est également important de se rappeler que ce n’est pas votre faute. Voici quelques suggestions pour affronter la dépression post-partum :

  • Ne restez pas seule avec vos pensées et vos émotions
  • Contacter votre CLSC
  • Concentrez-vous sur les buts à court terme plutôt que sur ceux à long terme. Faites une activité agréable à chaque jour comme faire une promenade, prendre un bain ou parler avec une amie.
  • Passez du temps avec votre conjoint ou vos amies intimes.
  • Exprimez vos sentiments et demandez de l’aide.
  • Consultez votre médecin et tentez de trouver un groupe de soutien local.

Si vous croyez qu’une amie ou une femme de votre famille souffre d’une dépression post-partum, appuyez-la et rassurez-la. Vous pourriez être en mesure de la référer vers des sources d’informations utiles au sujet de la dépression post-partum. Soulager l’isolement qu’elle ressent est une étape importante au rétablissement.

Vous souhaitez participer à un groupe de soutien pour rencontrer d’autres mères et pour parler de ce que vous vivez ?

Écrivez-moi: idagenais@hotmail.com

Notez que ce groupe n’est pas une thérapie et ni une ressource médicale.


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Bébé aux besoins intenses (aux pleurs intenses)

Ecrit par Isabelle Dagenais le 18 octobre 2011 – 11:07 -

Voici un texte que j’ai trouvé sur le site mère-nature.com traitant des bébés aux besoins intenses. Peut-être vous permettra-t-il de mieux comprendre votre bébé !

Isabelle

 

Que les mères se rassurent, il n’y a pas que des bébés "faciles". Il y a même des bébés que l’on qualifie de "difficile", c’est à dire qui ne semblent satisfaits de rien, et que l’on ne peut pas modeler ou poser à sa convenance. Il existe des bébés pour lesquels toutes les règles de puériculture ne fonctionnent pas ! Le docteur Sears, désormais très connu pour ses théories sur les bébés "intenses" a enfin donné la voix à ces bébés que personne ne cherchaient à comprendre et qui a généré tant de tensions et de difficultés pour les mères.

Si vous utilisez des termes tels que hypersensible, intense, exigeant, imprévisible, distant ou épuisant pour décrire votre bébé, c’est peut être que vous avez un enfant aux besoins intenses, c’est-à-dire un enfant qui nécessite des doses supplémentaires d’empathie et de patience.

 

Les bébés aux besoins intenses

"Un bébé au besoins intenses est un enfant qui sent dès qu’on le pose et se réveille en peu de temps. Cela se nomme des bébés aux besoins intenses. Ces bébés ont des besoins affectifs énormes. Le seul moyen d’éviter leurs pleurs est de les rassurer, les porter, les materner.
Les bébés aux besoins intenses ont certains traits de personnalité en commun ; toutefois, ils ne manifestent pas nécessairement ces comportements en tout temps. D’après l’expérience que j’ai acquise, environ 25% des bébés montrent plusieurs de ces traits à un moment quelconque au début de la petite enfance. On trouvera ci-après diverses descriptions que font les parents de leur bébé aux besoins intenses.

 

Hypersensible

Le bébé aux besoins intenses a une conscience aiguë de son environnement; les changements le font sursauter facilement durant le jour et rendent son sommeil difficile durant la nuit. «Il est dérangé facilement» disait une mère pour décrire son bébé sensible. Le système de ce type d’enfant est muni de fusibles de courte durée et les courts-circuits sont provoqués facilement par tout dérangement constituant une menace à la sécurité de son environnement. Cette sensibilité se voit souvent dans ses réactions vis-à-vis de personnes appelées à en prendre soin et avec qui il n’est pas familier, ce qui provoque chez lui un niveau élevé d’anxiété à l’égard des étrangers. Au début, les parents peuvent trouver que cette hypersensibilité est épuisante; elle peut toutefois devenir un atout plus tard, en ce sens qu’elle aide l’enfant à être plus conscient de son environnement et, de ce fait, à développer sa curiosité.

 

Intense

Le bébé aux besoins intenses investit une grande quantité d’énergie dans ses agissements. Il pleure fort, rit à gorge déployée et proteste vivement si on ne lui sert pas instantanément ses « repas ». Il semble ressentir plus profondément toute la gamme des émotions, et réagit avec plus d’intensité que les autres bébés. «Son moteur est engagé à haute vitesse tout le temps», faisait remarquer un père fatigué. Le bébé aux besoins intenses proteste vigoureusement lorsque son environnement n’est pas à son goût, mais il semble également capable de former des liens plus solides avec les personnes qui en prennent soin.

Le bébé qui réagit violemment à la séparation d’avec ses parents agit de la sorte parce qu’il leur est solidement attaché. L’intensité de ses protestations est proportionnelle à l’intensité de l’attachement qui l’unit à ses parents. Des liens puissants entre l’enfant et ses parents constituent l’un des meilleurs remèdes préventifs contre le comportement maussade à long terme.

 

Exigeant

Souvent, la mère d’un bébé aux besoins intenses dira qu’elle « ne peut répondre à ses demandes avec suffisamment de rapidité". Ce type de bébé transmet un sens d’urgence très réel dans les signaux qu’il émet. Les «alertes rouges» dominent son répertoire de pleurs. Il n’a cure des gratifications différées et n’acceptera pas facilement des solutions de rechange, c’est-à-dire autre chose que ce pourquoi il pleurait au départ. S’il reçoit un hochet alors qu’il s’attendait à être allaité par exemple, ses pleurs iront en s’intensifiant; il protestera d’avoir été mal interprété. Le bébé aux besoins intenses a toutefois besoin d’être exigeant: c’est un trait positif chez lui.

Impossible de le déposer

Le bébé aux besoins intenses a un besoin extrêmement grand de contact physique. Souvent, les nouveaux parents s’attendent, d’une façon peu réaliste, à ce que leur bébé repose calmement dans sont petit lit ou reste assis passivement à contempler les gens qui le regardent ou à suivre attentivement des yeux des mobiles qui pendent. Un tel portait est loin de correspondre au bébé aux besoins intenses (ou à tout autre bébé, en fait). Ce type de bébé a la réputation de ne pouvoir se calmer seul. Sa mère me dira : «Il est incapable de se détendre par ses propres moyens.» Il fait du giron maternel son siège, les bras et la poitrine de sa mère lui servent de lit, et il se console à son sein. En général, il rejette vigoureusement les substituts maternels inanimés.

Toujours actifs

«Impossible de réussir une photo fixe», disait un père, photographe de son métier, à propos de son bébé aux besoins intenses. «Le dispositif de ralenti de son moteur semble affolé», s’exclamait un autre. Chez ce type de bébé, une activité motrice constante va de pair avec l’intensité de l’hypersensibilité de la personnalité.

Épuisant

Inévitablement, les parents avoueront: «Il me vide». Le bébé aux besoins intenses utilise toute l’énergie de sa mère et de son père.

 

Il n’aime pas se blottir

Contrairement à la plupart des bébés qui se laissent aller facilement dans les bras ou sur les épaules des personnes qui en prennent soin, le bébé aux besoins intenses arquera fréquemment le dos et raidira bras et jambes, protestant ainsi contre toute tentative de lui faire adopter une position d’allaitement confortable. Cette raideur musculaire s’appelle hypertonie. «C’est comme s’il y a avait des câbles tendus en lui», rappelait une mère. Le fait que certains bébés évitent le contact physique intime peut s’expliquer par cette combinaison entre traits hypersensibles et hypertoniques. Le bébé résiste s’il se sent entouré de trop près; il sera plus à l’aise si vous maintenez une certaine distance entre lui et vous pendant que vous l’avez dans vos bras, ou si vous le tenez de manière à ce qu’il ne soit pas face à face avec vous. Comme nouveau-né, ce bébé détestera généralement se faire emmailloter.

 

Insatisfait et imprévisible

Il n’est pas possible d’apaiser le bébé aux besoins intenses de la même manière d’une fois sur l’autre. Souvent, une méthode efficace un jour ratera son but le lendemain. Comme le faisait remarquer une mère épuisée : « Juste au moment où je pense avoir gagné la partie, le bébé bouleverse toutes les règles du jeu. »

 

Il veut téter tout le temps

L‘expression «horaire de repas» ne fait pas partie du vocabulaire du bébé aux besoins intenses. Ce bébé a besoin de périodes prolongées de succion non nutritive, simplement pour le réconfort, et il mettra du temps à se sevrer.

 

Il se réveille souvent

Ces bébés super-éveillés ne se calment pas aisément. Ils se réveillent fréquemment et récompensent rarement leur mère de siestes qui pourtant seraient les bienvenues. «Pourquoi ces bébés ont-ils de plus grands besoins que les autres pour tout, sauf le sommeil?» se lamentait une mère fatiguée.

 

Comment tenir le rythme ?

Bonne question ! Les mères qui ont des bébés dont les besoins sont intenses sont épuisées, par le rythme imposé par l’enfant, par son poids qu’elles doivent porter en permanence, par l’attention soutenue que cela exige, par les conseils inappropriés et les reproches faits par l’entourage…bref, elles sont souvent au bord de la rupture en permanence !
Ce qui peut aider à tenir, c’est de savoir d’abord qu’il s’agit d’un investissement à long terme. Ce sera l’année, voire les deux années les plus dures de votre vie, mais si vous jouez le jeu, vous en serez mille fois récompensée. Car cette hypersensibilité deviendra chez l’enfant qui aura grandit une force incroyable !

 

Votre compagnon doit vous aider, ainsi que votre entourage. N’hésitez pas à dire ouvertement : "Notre enfant est comme ça, que cela vous plaise ou non, ou que cela corresponde ou non à l’image que vous avez d’un bébé. Alors si vous voulez nous aider, vous acceptez cet état de fait et vous vous adaptez vous aussi à cet enfant et à ses besoins."

Enfin, aussi dur que cela puisse être, il faut tenir bon, être patiente et tolérante. C’est une outil formidable de croissance personnelle, pour acquérir patience, adaptabilité, force intérieur et force physique. Courage !

 

Lecture proposée:  "Que faire quand bébé pleure ?" du Docteur Sears 


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Et si on se donnait le temps de devenir… mère!

Ecrit par Isabelle Dagenais le 6 avril 2011 – 13:10 -

Et si on se donnait le temps de devenir… mère! par Isabelle Dagenais

Il y a plusieurs années alors que je débutais mon stage en enseignement, mon maître de stage avait dit ceci : donnez-vous cinq ans pour vous définir comme professeur. D’ici là vous connaîtrez vos forces, vos limites et vous aurez une meilleure connaissance de vous-mêmes ! Quel beau parallèle à faire avec le processus de devenir mère!

Le fait de se retrouver devant une classe ou de se retrouver avec notre bébé dans les bras ne signifie pas pour autant que nous maîtrisions la situation. Et puis si autant d’années sont nécessaires pour se connaître en tant qu’enseignante, n’est-il pas logique de considérer que de devenir mère peut en demander autant ?

La transition

L’arrivée d’un enfant est sans aucun doute l’une des transitions les plus importantes de notre vie! Celle-ci marque la fin d’une situation à laquelle nous étions habituées et le bonheur ressenti ne change pas le fait que nous devions nous adapter à une nouvelle réalité. Car tous les changements importants de nos vies, même ceux désirés, ont le potentiel de créer un bouleversement dans nos vies! Heureusement, ils représentent aussi des opportunités d’épanouissement incroyables! Évidemment, la transition de femme à maman ne se vit pas avec la même intensité pour chaque femme mais elle génère pour la majorité d’entre nous des :

  • Questionnements
  • Angoisses face à l’inconnu et aux changements
  • Émotions intenses et variées
  • Craintes de perdre sa définition de soi-même

Il est donc normal de se demander qui nous sommes et d’avoir le sentiment d’avoir perdu nos repères. Rappelons-nous qu’il s’agit d’une transition et que cela est donc passager. Pour certaines mères le deuil de leur vie de femme sans enfant se vivra plus difficilement et leur demandera plus de temps.

La maturité

Être maman exige de notre part de la maturité, le sens des responsabilités et une certaine capacité de don de soi. Les sacrifices que nous devons faire et les changements imposés par cette nouvelle réalité peuvent nous amener à constater que nous ne sommes pas aussi matures, responsables et altruistes que ce que nous croyions. Nous devons donc nous donner le temps d’acquérir cette maturité, l’amour que nous portons à notre enfant nous permettra de développer ces facultés et d’être un parent responsable !

Favoriser l’adaptation

  • Accueillir les émotions

Il est souhaitable de prendre le temps de ressentir et d’exprimer ce que nous ressentons franchement et sans honte. Exprimer ce que nous ressentons nous permettra d’accélérer le processus d’acceptation.

  • Éviter de juger notre façon d’être

Comme il est facile de se juger et de se dire que nous devrions simplement être heureuses et comblées par la maternité comme les autres mères de notre entourage! Or c’est justement dans ces moments que nous aurions avantage à être compréhensive envers nous-mêmes.

  • Se faire confiance par rapport à notre capacité de vivre cette période

Nous pouvons faire face aux changements en puisant dans nos compétences et nos qualités. Rappelons-nous que de demander du soutien est une démonstration de notre engagement à notre bien-être et à celui de notre enfant !

  • Entendre le sens de cette transition

Qu’est-ce que j’ai à apprendre de cette situation est une question qui nous ouvrira à une meilleure compréhension de ce que nous vivons! La maternité est une expérience riche en apprentissages.

· Éviter la question « Pourquoi moi? »

Pourquoi moi? Voilà une question qui peut hanter la mère qui vit une situation difficile en lien avec son accouchement, avec l’allaitement ou encore concernant la santé de son bébé ! Cette question est dévastatrice puisqu’il est impossible d’y trouver une réponse satisfaisante et elle crée beaucoup de souffrance intérieure. Aucune réponse ou justification n’apportera le réconfort tant désiré puisqu’elle se sent pénalisée ou traitée injustement! Il est difficile de reconnaître que la justice n’est pas déterminée selon qui on est et que le fait d’être une bonne personne n’est pas suffisant pour obtenir ce que l’on désire. Reconnaître que les expériences difficiles sont à la base de notre cheminement nous permettrons d’accepter plus facilement notre réalité.

Mission accomplie

Nous savons que nous nous sommes adaptées à notre nouvelle vie lorsque :

  • Nous ressentons plus de joie que de peurs face à ces changements.
  • Nous avons découvert de nouvelles ressources à l’intérieur et à l’extérieur de soi.
  • Nous acceptons mieux l’écart entre la mère que nous pensions être et celle que nous devenons.

Il va de soi qu’être maman est une série de transitions qui contribueront à notre cheminement personnel et qui nous permettrons de nous connaître davantage au fil du temps. L’autonomie de notre enfant, sa puberté, son adolescence et sa vie d’adulte seront des transitions importantes pour nous, comme pour lui. Nous pourrons donc l’accompagner grâce à la maturité que nous avons su développer un jour à la fois…

 

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Quel type de mère êtes-vous?

Ecrit par Isabelle Dagenais le 6 avril 2011 – 13:08 -

Quel type de mère êtes-vous? par Isabelle Dagenais

Au fil des ans j’ai remarqué qu’il y avait certaines caractéristiques communes chez les mères que j’ai regroupé sous trois types : intense, indispensable, perfectionniste. De toute évidence il en existe davantage mais celles-ci regroupent un grand nombre de mères que j’ai rencontrées.

Notre façon d’être mère s’installe subtilement et souvent inconsciemment. Nous nous adaptons du mieux que nous pouvons à notre nouveau rôle et nous ne nous apercevons pas toujours de cette transformation. Étant donné qu’il est difficile d’avoir du recul sur soi-même, je vous propose ce texte comme une occasion de vous regarder sous un angle différent.

Pourquoi prendre ce recul? Parce que cette façon que nous avons d’être mère a des conséquences pour soi et pour notre famille. À partir du moment où nous en serons conscientes nous pourrons choisir si cela nous convient vraiment ou s’il est préférable de modifier notre manière d’être!

Êtes-vous du type intense, indispensable ou perfectionniste ?

Intensément maman

Quelle sont les caractéristiques d’une maman intense? Celle-ci s’investit beaucoup auprès de son enfant. Elle dira que si elle a eu un enfant c’est pour s’en occuper! Elle résistera donc aux propositions de gardiennage car elle ne veut pas laisser son enfant. De toute manière elle considère que son rôle de mère est prioritaire à celui d’amoureuse. Elle s’éloigne de son partenaire et fait le plein d’affection en prenant soin de son enfant. Son côté femme est sur pause et elle prévoit y revenir lorsque les enfants seront plus grands. Cela ne l’empêchera pas de faire l’éloge de la famille mais elle semble négliger le fait que la base d’une famille unie est le couple. Témoin de cet éloignement le conjoint croit souvent que la situation sera temporaire et attend le retour de jours meilleurs!

Une maman de type intense croit que pour être une bonne mère, elle doit consacrer tout son temps et son amour à son enfant.

Maman indispensable

Comment reconnaît-on une maman indispensable? Elle est très sélective concernant les personnes qui pourront prendre son bébé et elle intervient dès que son bébé chigne. Elle refuse les offres d’aide et ne recherche pas l’implication du père. Il faut savoir que la mère qui prend soin de son enfant de façon presque exclusive ressent une grande fierté! C’est souvent la première fois qu’elle se sent aussi importante et utile! Alors que certains hommes se sentent inutiles ou encore incompétents en tant que père. Ils laisseront alors la place à la mère et attendront qu’elles demandent du soutien. Pour d’autres se sera positif puisqu’ils n’auront pas à trop s’impliquer auprès de leur enfant.

Une maman de type indispensable croit que pour être une bonne mère, est doit être celle qui console, nourrit et endort son bébé et donc que personne ne peut la remplacer!

Maman perfectionniste

La maman perfectionniste aura besoin de prévoir, d’organiser et de contrôler. Ce type de mère s’inquiète et appréhende ce qui est hors routine. Pour se sécuriser elle prévoira toutes les possibilités et s’assurera qu’elle a ce qu’il faut au cas où…D’ailleurs elle se féliciterait d’avoir prévu des vêtements de rechange si son enfant se salissait lors d’une fête, par exemple. Elle acceptera de confier son enfant à une autre personne mais elle voudra d’abord lui transmettre ses consignes oralement et par écrit. Le père pourra prendre l’initiative de compléter le sac à couches mais elle vérifiera son contenu avant le départ. Il ne faut manquer de rien pour éviter le plus d’inconvénients possibles! Dans cette situation les hommes peuvent avoir le sentiment qu’ils ne font pas les choses adéquatement. Ils peuvent se sentir infantilisés par leur conjointe.

Une maman de type perfectionniste croit que pour être une bonne mère, elle doit tout planifier pour prévenir les situations désagréables, inconfortables ou douloureuses pour son enfant.

Précisions

N’oubliez pas que ces trois types sont un regroupement de caractéristiques. Devenir mère est un long processus qui est très complexe et donc il va de soi que ces types de mère ne sont représentatifs de toutes les mères. Dans le cas où vous vous seriez reconnues, je vous propose de poursuivre la lecture pour mieux saisir ce qui vous motive à agir comme vous le faites.

Pourquoi agissons-nous ainsi?

Que nous soyons de type intense, indispensable ou perfectionniste nous agissons ainsi parce que nous y retirons des avantages! La valorisation personnelle que nous en retirons est notre bénéfice le plus important et c’est ce qui maintient notre façon d’être. En agissant ainsi nous avons le sentiment d’être une bonne mère.

L’insécurité, la peur ou l’anxiété est souvent présente dans notre réalité et elle influence notre façon d’être avec notre enfant.


Conséquences

Que nous soyons de type intense, indispensable ou perfectionniste notre façon de faire aura des conséquences à court ou à long terme. En voici des exemples :

- Fatigue et lourdeur

- Surcharge émotionnel

- Ressentiment envers le conjoint

- Anxiété

- Absence d’une vie affective et sexuelle

- Conflits amoureux

- Découragement

- Désengagement envers l’enfant

- Tristesse

- Sentiment de s’être perdue comme femme

- Isolement

- Peu d’implication de la part du conjoint

- Dépendance de l’enfant envers sa mère

- Conséquences sur l’enfant

- Dépression

- Séparation

Apporter un changement

Tant que nous considérons qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients à notre situation nous serons peu intéressées à faire un changement. En prenant conscience des conséquences possibles nous pourrons être plus attentives et s’éviter des conséquences désagréables pour soi, pour notre conjoint et pour notre enfant.

- Choisir entre : entreprendre un processus de changement ou maintenir notre façon d’être et attendre que les inconvénients s’intensifient.

- Être attentive à nos comportements.

- En parler à notre conjoint il pourra mieux comprendre nos motivations.

- Tenir compte des commentaires de notre conjoint puisqu’il est près de nous sans être comme nous.

- Trouver d’autres sources de valorisation dans notre vie.

- Se rappeler qu’il s’agit d’un processus donc d’être patiente et indulgente envers soi.

 

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Valoriser la mère que je suis par Isabelle Dagenais

Ecrit par Isabelle Dagenais le 1 novembre 2010 – 17:11 -

Nous avons toutes expérimenté cet écart entre ce que nous sommes et qui nous voudrions être. Est-ce possible de réconcilier les deux, en valorisant chaque aspect? Bien sûr!

Certaines d’entre nous achètent des livres de cuisine, un tapis roulant ou des paniers de rangement parce que nous considérons que ce serait bien de cuisiner davantage, de faire de l’exercice ou encore d’être organisée. Cela nous semble la bonne chose à faire et nous aspirons à développer ces habitudes de vie.

Or nous savons par expérience que nous atteignons rarement notre objectif, c’est alors que l’enthousiasme du début fait place à la déception. Et cette déception est souvent ressentie envers nous et il arrive même d’éprouver un sentiment d’échec!

La maternité semble contribuer à cet écart entre l’idéal et la réalité. Car il ne s’agit plus d’objectif simple et sans conséquence. Non, il est question du bien-être de notre enfant et de notre rôle de mère. D’ailleurs, plus je rencontre des mères, plus que je constate ceci : nous donnons à notre enfant ce que nous avons et non pas ce que nous voulons. Comment serait-il possible de transmettre la passion pour l’aventure à notre enfant si nous préférons la routine et la stabilité? Aucune métamorphose complète de notre personnalité et de nos valeurs ne se produit lors de la naissance de notre enfant! Nous devons donc faire avec le modèle de base et en être fières!

Valeur de société ou valeur personnelle

Nous savons ce que nous devrions faire ou être pour être une bonne maman. De plus, nous sommes bombardées d’informations et de recommandations. Chaque spécialiste (dentiste, pédiatre, ostéopathe, éducatrice, psychologue, etc.) veut nous sensibiliser à l’importance du bien-être de notre enfant. Or, à ce jour, je n’ai rencontré aucune mère qui parvient à mettre en pratique toutes ces recommandations telles que : passer la soie dentaire quotidiennement à son enfant, amener son enfant chez l’ostéopathe suite à une chute, toujours respecter la routine du dodo et préparer des repas équilibrés trois fois par jour! Cette mère n’existe pas! Pourquoi? Parce que nous sommes des êtres humains, ce qui signifie que nous sommes des êtres uniques et complexes.

Évidemment aucune mère n’est contre le concept de donner le meilleur à son enfant, mais chacune a sa propre vision de ce que cela représente. Nous éduquons notre enfant à partir de qui nous sommes et particulièrement en lien avec nos valeurs. Dans les moments où nous ressentons de la culpabilité de ne pas arriver à tout faire, il serait intéressant de faire la distinction entre ce que la société valorise et ce qui compte réellement pour nous!

Transmettre nos valeurs

Nous inculquons nos valeurs à notre enfant par les choix et les actions que nous faisons quotidiennement. C’est ainsi qu’il comprend ce qui est important pour nous. Et d’ailleurs en vieillissant, il perçoit très bien notre manque d’intégrité.

Quel parent ne s’est jamais fait reprendre par son enfant : « tu ne veux pas que je le fasse et toi tu le fais! » Plus le temps passe et plus nous devons être vigilantes face à la transmission de nos valeurs.

Il est normal de vouloir lui transmettre le plus de valeurs possibles, mais il faut bien admettre que, qui nous sommes parle plus fort que tous les beaux discours! Dans cette transmission des valeurs, nous voulons l’outiller pour qu’il s’épanouisse toujours davantage. Nous souhaitons lui épargner des moments difficiles, mais à la fin, il aura à déterminer ce qui est important pour lui!

Changer de valeurs

Il est vrai que le fait d’être parent peut influencer nos valeurs et cela peut nous amener à modifier certains aspects de nos vies comme le choix du quartier, notre horaire de travail, mais à l’intérieur de nous, il y a peu de changement. Nous sommes toujours habitées par notre passé, notre éducation et nos expériences difficiles.

En tant que parent nous ne serons pas toujours cohérents entre nos valeurs et nos actions. Nous pouvons aspirer à changer et il est important de savoir que ces changements se produisent rarement aussi vite que nous le souhaiterions. D’ailleurs, il est intéressant de constater que très souvent, ce que nous voudrions changer rapidement est une partie de nous qui est très bien enracinée et qui est difficile à modifier. Nous devons donc en venir à accepter le parent et l’être humain que nous sommes.

Il va de soi que nous continuerons à évoluer au contact de ce merveilleux petit professeur. Les remises en question et notre capacité à respecter nos valeurs seront toujours essentielles à notre bien-être et à celui de notre enfant.

N’oublions pas que changer nos valeurs peut représenter un long processus et qu’il est possible de faire des choix de valeurs différents en étant d’abord conscient de celles qui nous habitent.

Identifier nos valeurs

Pour savoir ce qui est important pour nous, il nous faut observer nos actions et la façon dont nous utilisons notre temps. Il se peut qu’après réflexion nous prenions conscience que nous négligeons des aspects qui sont vraiment importants pour nous, comme il est possible de se rendre compte de nos vraies valeurs. Il n’y a pas de jugement à poser sur les aspects que nous valorisons. Nous avons simplement avantage à reconnaître nos valeurs et à accepter ce qu’elles représentent.

Identifiez les valeurs qui sont importantes pour vous et demandez-vous si vous agissez en lien avec celles-ci? Bonne réflexion!

  • Accomplissement professionnel
  • Ambition
  • Amour
  • Apparence
  • Approbation
  • Argent
  • Authenticité
  • Autonomie
  • Communication
  • Compétition
  • Confort
  • Connaissance
  • Considération
  • Créativité
  • Dévouement
  • Esthétique
  • Famille
  • Fidélité
  • Humour
  • Honnêteté
  • Liberté
  • Loisir 
  • Perfectionnisme
  • Réalisation
  • Reconnaissance
  • Responsabilité
  • Santé émotionnelle
  • Santé physique
  • Sécurité
  • Sincérité
  • Spiritualité/Religion
  • Stabilité

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Comment se faire confiance ?

Ecrit par Isabelle Dagenais le 1 octobre 2010 – 20:59 -

Avez-vous déjà reçu ce conseil : « Fais-toi confiance! »? Qui pourrait s’opposer à cette recommandation? Il est évident que se faire confiance simplifie notre expérience de la maternité!

Mais peut-être avez- vous remarqué que ce n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît.

Confiance instantanée?

Cette confiance en soi, en nos capacités, en notre jugement, en notre intuition et en nos compétences ne se manifeste pas toujours une fois devenue maman. La fée confiance n’était pas présente lors de notre accouchement pour nous faire cadeau de cette confiance immuable… dommage!

Plus sérieusement, il y a des femmes qui ont vécu une transformation positive en lien avec leur confiance lors de la naissance de leur bébé. La fée existe peut-être finalement! Toujours est-il que ces femmes se sentent soudainement plus sûres d’elles. Elles sont en mesure de mettre leurs limites, elles assument leurs choix malgré les jugements et les commentaires de leur entourage. Elles décrivent leur état en se comparant à une lionne, forte, protectrice et courageuse.

Or vous savez bien que cela ne représente pas la réalité de toutes les mères. Il y a tant de façons de vivre sa maternité! Combien d’entre nous éprouvent de la difficulté à avoir confiance en ses décisions et en ses actions?

Il est important de faire une nuance, avoir des remises en question est souhaitable et même nécessaire à notre évolution, mais le doute constant a des effets plutôt néfastes. Lors de ces périodes de doute intense ne vaudrait-il pas la peine de se demander : « de quoi ai-je peur? » Car le doute et le manque d’assurance proviennent souvent d’une peur quelconque. En voici quelques exemples : peur de se tromper, peur de créer du tort à notre enfant, peur de décevoir notre entourage ou pire de nous décevoir. Peur de ne pas donner ce dont notre enfant a besoin et la pire de toute, avoir peur de ne pas être une bonne maman!

Pensons-y. Quelle décision pourrions-nous prendre qui aurait une conséquence irréparable sur notre enfant? Et la question à se poser est : quelle est mon intention en faisant ce choix? Dans la mesure où notre intention est positive, nous n’avons rien à nous reprocher. Être mère est une suite d’essais et d’erreurs. D’ailleurs nous passerons notre vie à nous ajuster et à nous adapter à la réalité de notre enfant. Plus il vieillira, plus nous aurons à déterminer nos limites, nos valeurs et à les assumer.

La question est donc : comment apprend-on à se faire confiance?

Cette confiance se développera en même temps que notre bébé. Nous découvrirons nos forces et nos limites en vivant notre maternité un jour à la fois et parfois une heure à la fois. Nous serons en mesure de constater que nous avons survécu à certaines actions plus ou moins adéquates de notre part et notre enfant aussi. Nous acquérons ainsi de l’expérience, ce qui n’a pas de prix!

  • Nous développerons notre confiance en accumulant les réussites et les moments où nous sommes fières de nous.
  • Reconnaître nos qualités et accepter nos limites est aussi une façon de contribuer à notre confiance.
  • Diminuer nos exigences envers nous-mêmes est souhaitable pour éviter de vivre un sentiment d’échec.
  • Oser demander du soutien est une démonstration de courage et met un terme au fardeau de faire comme si tout allait bien.
  • Accepter qu’acquérir la confiance en soi peut prendre du temps.

Que signifie avoir confiance en soi?

Contrairement à ce que nous pourrions croire, avoir confiance en soi ne signifie pas que nous soyons toujours fortes, déterminées et en contrôle. Le doute à petite dose est tout à fait normal face à ce rôle important.

Avoir confiance en soi signifie donc de croire que nous avons ce qu’il faut pour faire face aux défis que la vie nous apporte. Et c’est surtout d’accepter qu’il n’y ait pas de mode d’emploi en ce qui concerne la maternité.

La maternité

La maternité est une expérience qui vous incitera à vous dépasser et à vous surpasser. Vous serez confrontée et motivée à la fois. Vous vivrez de grandes joies et de grandes peines. Vous serez transformée à tout jamais par cette expérience sans fin. Votre rôle de mère vous collera à la peau et sera inscrit dans votre cœur pour l’éternité. Votre trajectoire, votre vie, vos réalisations seront influencées et teintées par ce grand rôle, le rôle de votre vie!

Bien sûr, vous le jouerez parfois avec maladresse et puis avec brio à d’autres moments. Vous vous féliciterez et vous vous jugerez. Les défis y seront nombreux et chacune y fera face à sa façon.

Vous évoluerez à grande vitesse vers la découverte de qui vous êtes vraiment. Vous vous questionnerez et douterez. Vous vous engagerez contre vent et marrée pour le bien-être de votre protégé. Vous passerez votre vie à vouloir être une bonne mère. Vous chercherez à le protéger et à le guider. Vous le soutiendrez pour qu’il s’accomplisse et vous serez aux loges de sa réussite.

  • Vous serez aimante et intransigeante
  • Vous serez patiente et impatiente
  • Vous serez disponible et absente
  • Vous serez parfaite et imparfaite.
  • Vous encouragerez et vous démotiverez cet enfant que vous aimez tant! 

En résumé, vous serez humaine et une chose est certaine vous apprendrez de cette grande aventure qu’est la maternité. Par moment, vous aurez sans doute besoin de vous confier, de vous exprimer, de vous libérer de ces émotions qui se manifestent en vous. Sachez que ce que vous ressentez est normal et que vous n’êtes pas seule! Et surtout rappelez-vous que vous êtes en apprentissage tout comme votre enfant…


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Être maman ça change une vie… sexuelle!

Ecrit par Isabelle Dagenais le 1 septembre 2010 – 21:14 -

Vous saviez que votre vie changerait avec l’arrivée de votre bébé. Vous compreniez et acceptiez le fait que votre vie sexuelle soit plutôt tranquille, mais voilà des mois ou même des années que ça dure?

Comment vivez-vous ce changement? Êtes-vous préoccupée par cette baisse ou absence de désir? A-t-elle des conséquences sur votre relation de couple? Ressentez-vous de la peur, de la déception, de la culpabilité ou de l’impuissance? Souhaitez-vous être en mesure de bien vivre avec ce changement imposé?

Si c’est le cas, ce texte s’adresse à vous, car il aborde des pistes de réflexions et de solutions!

L’acceptation

Vous savez sans doute que d’accepter ce qui est présent est le premier pas vers un mieux-être. Comment pouvez-vous savoir si vous avez vraiment accepté une situation? Lorsque vous ressentez une paix à l’intérieur de vous. À ce moment-là il devient possible d’agir de façon efficace. Autrement, le sentiment d’impuissance vous paralysera et vous vous sentirez prisonnière de la situation.

Les pensées et les émotions

Portez une attention particulière à vos pensées en ce qui concerne votre baisse de désir, car celles-ci créeront en vous une émotion agréable ou désagréable. Donc, ce que vous vous dites concernant votre baisse de désir aura un impact sur votre ressenti et sur votre façon d’être. En devenant davantage consciente de vos pensées et de vos jugements, vous pourrez vous en libérer.

Le bien-être

Être maman exige beaucoup de vous et le reconnaître ne diminue en rien l’amour que vous éprouvez pour votre enfant. Cependant, cette réalité a un impact sur votre désir sexuel. Il vous arrive probablement de percevoir votre vie sexuelle comme étant une exigence supplémentaire! Cela démontre que vous avez besoin de vous ressourcer et de vous retrouver seule. Il n’est pas nécessaire d’aller une journée au spa ou de partir un week-end à l’extérieur. Bien que vous soyez très occupée, il est possible que vous preniez de temps pour vous, et ce, quotidiennement! Voici quelques suggestions qui pourront contribuer à votre bien-être général et donc par le fait même améliorer votre vie sexuelle!

  • Prendre du temps seule
  • Méditer
  • Écouter de la musique
  • Parler à une personne de confiance
  • Participer à des ateliers/rencontres

Le couple au quotidien

Souvent l’impact du quotidien sur la qualité de vie des couples est sous-estimé. Pourtant, il façonne ce que vous êtes en tant que couple et parents. Il représente un véritable défi qui est celui de prendre soin de vous et de l’autre au jour le jour. Les occasions spéciales, les vacances, les sorties et les moments intimes ont souvent pour mandat d’alléger le quotidien! Or les attentes sont si grandes que la déception est souvent au rendez-vous. D’où l’importance d’accorder une attention particulière à la qualité du quotidien, car celui-ci influencera le niveau de satisfaction que vous ressentirez lors de ces occasions spéciales!

Quelques pistes de réflexion pour vivre un quotidien enrichissant

  • Comment se déroulent les retrouvailles à la fin de la journée?
  • Quel degré d’empathie et de compassion ressentez-vous l’un envers l’autre?
  • Quelle est la place de l’intimité et de la tendresse dans votre couple?
  • Qu’en est-il de la complicité, du respect et du soutien?

La communication

La communication que vous avez avec votre partenaire influence la façon dont vous vivez ce changement. Il essentiel que vous parliez de ce que vous vivez. En ayant le courage d’être authentiques, vous contribuerez à l’intimité dans votre couple. Parler de vos préoccupations face à ce peu de désir permet de dédramatiser la situation et d’éviter que votre conjoint interprète mal votre façon d’être. Beaucoup de femmes, par peur de devoir « aller jusqu’au bout », esquivent les marques d’affection de leur conjoint et certains hommes se sentent rejetés ou croient à un manque d’amour.

Il ne faut pas assumer que votre conjoint sait ce que vous pensez et ressentez. D’autant plus qu’il vit probablement des émotions face à ce changement, il serait souhaitable que vous lui demandiez comment il vit cette situation, mais seulement si vous vous sentez capable d’entendre ce qu’il a à dire. Certains hommes se sentent rejetés et même jaloux de l’attention que reçoit le bébé. Bien que les hommes ne vivent pas tous les changements physiques et hormonaux que les femmes vivent, ils ont quand même à s’adapter à de nombreux changements et il est normal qu’ils ressentent certaines émotions!

Une fois que vous avez abordé la baisse de votre libido, vous pourriez aborder vos désirs et les siens (désir de tendresse et désir sexuel.) Lorsque vos désirs sont identifiés, il s’agit de négocier une entente dans laquelle vous serez les deux satisfaits. Choisissez le bon moment pour parler de vos préoccupations, c’est-à-dire lorsque vous n’êtes pas en situation de conflit. Nous sommes davantage réceptifs lorsque nous ne sommes pas en réaction émotive.

Créer une nouvelle réalité où chacun se sentira respecté et aimé, voila l’objectif à atteindre!


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Suis-je la seule?

Ecrit par Isabelle Dagenais le 29 avril 2010 – 09:55 -

Lors des ateliers et des conférences, j’ai l’opportunité de rencontrer beaucoup de mères !  J’ai entendu de nombreux témoignages de la part de mes participantes et j’ai pu constater à quel point il est souffrant de croire que nous sommes les seules à ressentir une émotion et à vivre une situation difficile en tant que mère. Nous croyons que les autres mères sont comblées et épanouies en permanence. De plus nous nous jugeons sévèrement et nous craigons le jugement des autres ce qui a pour conséquence; la culpabilité et la honte qui mène au silence! Ce silence, ces pensées et ces émotions refoulées sont des obstacles à notre bonheur d’être maman et donc nous avons avantage à trouver le courage d’en parler.

La réalité est que bien que nous ayons des expériences différentes, nous ressentons les mêmes émotions qui toutefois ne sont pas déclenchées par les mêmes circonstances et qui ne sont pas ressenties avec la même intensité. Je vous assure que, quoi que vous ressentez vous n’êtes pas la seule !

Voici quelques exemples de situations où d’émotions dont les mères n’osent pas parler:

  • Ne pas aimer être enceinte
  • Le non-attachement au bébé à la naissance
  • Le sentiment d’échec suite à une césarienne
  • La dépression post-partum
  • Le choix de ne pas allaiter ou d’arrêter l’allaitement
  • L’impatience et la colère ressentie envers leur enfant
  • Le regret d’avoir eu un enfant
  • Le sentiment d’être incompétente
  • Ne pas se sentir comblée par la maternité

Ces expériences sont douloureuses et elles ne correspondent pas à notre idéal ou elles ne correspondent pas aux normes de notre société. Les mères que je connais qui ont vécu ces situations ont peur d’être jugées par les autres et elles se jugent elles-mêmes. Elles se sentent seules et différentes. Plusieurs n’avaient jamais parlé ouvertement de leur expérience avant les ateliers. Elles gardaient à l’intérieur la honte, la tristesse, la colère, la déception et l’impuissance qu’elles ressentaient. Puis après avoir parlé de façon authentique de leur réalité elle ressentait un apaisement.

Voilà pourquoi j’ai créé les Ateliers Être Maman, pour vous permettre de parler ouvertement de votre réalité. Je vous propose donc un lieu d’échanges où vous aurez l’opportunité de rencontrer d’autres mères et où vous serez écoutées sans être jugées.

N’hésitez pas à me contacter si vous voulez plus d’informations.

Au plaisir de vous rencontrer !


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Rêver d’être maman!

Ecrit par Isabelle Dagenais le 1 avril 2010 – 22:49 -

Lorsque l’on a le désir d’avoir un bébé à soi, on rêve de ce bébé qu’on aimera tellement. Or le temps qui passe avant la grossesse rend l’expérience intense et parfois même souffrante.

On rêve de cette vie où on se sentira accomplie et épanouie. On rêve de ce bébé qu’on aimera inconditionnellement. L’absence de cet enfant en soi est bien réelle et elle est omniprésente. On ne s’attendait pas à ces bouleversements puisqu’on souhaitait simplement avoir un bébé, mais voilà que les émotions surgissent et servent de guide vers une quête de sens insoupçonné. D’ailleurs, cette quête débute très souvent par une grande question…

Pourquoi moi?

Voilà une question qui peut hanter la femme qui ne parvient pas à concevoir! Cette question est dévastatrice puisqu’il est impossible d’y trouver une réponse satisfaisante. Elle crée beaucoup de souffrance intérieure. Il s’agit d’une question qui se manifeste essentiellement lorsque l’on rencontre des défis importants comme la maladie, l’abandon et le deuil sous toutes ses formes. Dans tous ces cas, aucune raison ou justification n’apportera le réconfort tant désiré puisqu’on se sent pénalisée ou traitée injustement! Il est difficile de reconnaître que la justice n’est pas déterminée selon qui on est et que le fait d’être une bonne personne n’est pas suffisant pour obtenir ce que l’on désire.

  • Reconnaître que les expériences difficiles sont à la base de son cheminement et ainsi parvenir à accepter plus facilement sa réalité.
  • Réaliser que d’éprouver des difficultés au niveau de la fécondité n’est pas une punition ou une injustice.

L’envie

Envier les femmes qui deviennent enceintes avant soi est un sentiment fréquemment ressenti! Certaines ont honte de ce sentiment, elles voudraient pouvoir démontrer leur joie pour leur amie qui vit une grossesse, mais l’envie fait obstacle à cette intention. Bien que ce sentiment soit tout à fait humain, il peut être envahissant. Dans ce cas, les pensées envers cette personne sont récurrentes. On se dit à quel point elle est chanceuse et on se demande qu’est-ce qu’elle peut bien avoir de plus que soi? À la limite, on cherche des arguments pour se convaincre qu’on le mérite plus qu’elle. Inutile de dire que l’envie peut avoir des conséquences négatives dans cette relation puisque la maternité devient un sujet délicat à aborder. Il est important de réaliser que la grossesse de cette personne éveille en soi une grande tristesse! On aimerait tant être enceinte comme elle!

Le défi est donc de parvenir à l’exprimer à son amie. Il est possible de le faire sans blesser l’autre et pour cela il faut parler de soi et dire que cette envie peut devenir intolérable. Il est possible de rassurer l’autre en lui disant qu’elle n’y est pour rien et cela facilitera la communication et préservera la qualité de la relation!

Espoirs et déception

L’alternance entre l’espoir et la déception peut avoir des conséquences importantes sur la joie de vivre. Ce sont des deuils qui se succèdent et qui n’ont pas toujours le temps de s’apaiser avant que l’espoir revienne. Ces montagnes russes émotionnelles sont éprouvantes d’autant plus si elles perdurent. Il ne faut pas s’étonner que le découragement et dans certains cas la résignation se manifestent.

Lâcher-prise

Le lâcher-prise est sans aucun doute la meilleure démarche à entreprendre pour atteindre une paix intérieure, mais il s’agit d’un conseil qui peut être mal interprété. Il ne faut pas confondre le conseil « arrête d’y penser » avec le lâcher-prise. Il faut admettre qu’il est difficile de ne pas y penser lorsque l’on doit faire différentes actions pour atteindre son rêve!

Le lâcher-prise, c’est la capacité à accepter réellement ce que l’on vit. Faire la paix avec le ressentiment et le sentiment d’injustice. Lâcher prise fait appel au ressenti, donc au cœur. Pour y parvenir, on doit se permettre d’exprimer ce que l’on ressent. La seule façon d’obtenir un mieux-être est de toucher l’émotion et de libérer cette charge que l’on porte en soi. Devenir conscientes des pensées et des émotions qui sont présentes au quotidien.

Le danger est de se replier sur soi dû au fait que l’on ne veut pas être un fardeau pour l’entourage. Vouloir être forte et se répéter d’arrêter d’y penser est rarement efficace à long terme! Se donner le droit de ressentir toutes les émotions et ne pas les juger, voilà ce qui libère.

  • Être honnête envers soi-même
  • Se rendre vulnérable en touchant l’émotion
  • Se donner la permission de ressentir toutes les émotions
  • Exprimer celles-ci
  • S’entourer, échanger

Sentiment de culpabilité et couple

Lorsqu’on éprouve de la difficulté à mener une grossesse à terme ou lorsqu’on est infertile, on peut se sentir coupable. Coupable de ne pas parvenir à concevoir un enfant et/ou à le garder. On peut même se sentir coupable de ne pas pouvoir réaliser le rêve de son conjoint. Il arrive qu’on remette en question la survie de son couple puisque chacun vit cette expérience à sa façon. L’infertilité temporaire ou permanente peut avoir des conséquences importantes sur son couple!

Les conseils inappropriés

Les conseils de la part des autres paraissent souvent inutiles et peu pertinents. Ces personnes cherchent une façon de faire face à leur propre impuissance par rapport à ce que l’on vit et elles ne réalisent pas que leurs suggestions et commentaires amplifient un ressenti qui est déjà présent en soi. La majorité du temps, leurs intentions sont bonnes et elles veulent aider. Or certains de leurs commentaires créent l’effet contraire!

  • Tu y penses trop!
  • Ça va arriver quand ça va être le bon moment!
  • Tu as tout le temps!
  • C’est certain que tu vas tomber enceinte bientôt!
  • As-tu essayé…?

Si ces conseils sont blessants, il est important de le dire. On peut demander ce qu’on attend d’eux, par exemple : leur écoute, leur disponibilité, leur amour et leur respect.

Quand le rêve devient réalité!

Lorsque la grossesse se manifeste, celle-ci peut être vécue avec une certaine peur. Il y a si longtemps qu’on l’attendait! La peur de perdre le bébé et avoir de la difficulté à croire que cela se produit réellement est fréquente.

Si la grossesse ou l’adaptation à la vie de maman se vit avec difficultés, il se peut que l’on ne veuille pas en parler puisqu’on se dira « je ne suis pas pour me plaindre, je l’ai tellement désiré! » Et pourtant, désirer un enfant ardemment n’est pas une garantie que tout se vivra simplement. Désir ou pas, la maternité peut nous faire vivre des états physiques et émotionnels inattendus.

Se sentir bien

Trop de femmes vivent ces moments difficiles en se sentant seules et incomprises. Bien que leurs conjoints partagent avec elles cette épreuve, ils ne la vivent probablement pas de la même façon qu’elles! D’où l’importance de pouvoir parler de leur expérience pour se permettre de mieux vivre ces moments d’attente. Idéalement, il s’agit de trouver quelqu’un qui a une écoute accueillante et sans jugement. Une autre femme qui vit le même type d’expérience ou un groupe de discussions peut être très aidant. En échangeant avec d’autres femmes, elles pourront prendre conscience qu’il est normal de ressentir l’envie, l’impuissance, la colère, la frustration, la déception, la solitude, l’incompréhension, la culpabilité et le découragement. Et découvrir qu’il est possible de vivre avec ce désir tout en prenant soin d’elles!


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L’amour au cœur de la maternité

Ecrit par Isabelle Dagenais le 1 avril 2010 – 21:19 -

L’amour est au cœur de l’expérience de la maternité et il se vit à plusieurs niveaux. Ces amours se vivent différemment pour chacune d’entre nous et ils influencent notre expérience de la maternité.

Il y a bien sûr l’amour que nous ressentons envers notre enfant. Puis il y a l’amour envers nous-mêmes en tant que mère et en tant que femme.

L’amour maternel

Il y a tant d’attentes concernant cet amour! Il devrait être spontané, naturel et présent dès le moment où nous apprenons que nous serons mères. Or nombreuses sont les femmes qui ont ressenti le doute, la déception ou la peur avant de ressentir l’amour. L’attachement ne se déroule pas toujours comme dans les films où dès l’arrivée du bébé la joie et l’amour sont au rendez-vous! Chaque femme vit l’attachement envers son enfant avec plus ou moins d’intensité et certaines devront faire le deuil de ce qu’elles auraient voulu ressentir et accepter qu’elles doivent créer ce lien au jour le jour.

Toutes les mères veulent que leur amour pour leur enfant soit inconditionnel, total et tout puissant. Qu’il soit suffisant pour bien vivre la maternité, et pourtant, il arrivera des moments où il ne le sera pas! Il faut reconnaître que même si nous aimons notre enfant, il y aura des moments où notre patience sera mise à rude épreuve et alors la frustration, la colère ou l’impuissance se manifestera. L’harmonie constante n’est pas possible même avec tout l’amour du monde. Notre enfant est un être humain à part entière avec lequel nous aurons à établir une relation et cela implique des ajustements. Cette relation est l’une des plus importantes de notre vie puisqu’elle lui donne un sens unique!

Estime de soi

La maternité est une porte grande ouverte vers la découverte de soi! Les questionnements et les émotions que nous y vivons nous permettent de découvrir qui nous sommes réellement. Il arrive que cette découverte se vive difficilement, car elle est parsemée de questionnements et de doute. Puis il y a des moments où elle procure de la joie et de la fierté. Quelle que soit notre façon de vivre cette expérience, notre estime de nous-mêmes en sera modifiée!

Devenir mère peut contribuer ou nuire à la perception que nous avons de nous-mêmes et donc modifier notre degré d’estime personnelle. Dans le cas où nous aurions le sentiment d’être compétente et que nous ressentons de la fierté alors, notre estime de nous-même est amplifiée. Cependant si nous considérons ne pas être à la hauteur et que nous doutons de notre capacité à prendre soin de notre enfant, notre estime diminue. Dans la vraie vie, ces moments se vivent souvent en alternance, mais il arrive que nous vivions des situations à répétition et celles-ci peuvent modifier notre perception de nous-mêmes. Une mère qui a un bébé qui pleure rarement et qui se calme rapidement ne vivra probablement pas la situation de la même façon que la mère qui a un bébé qui pleure fréquemment et intensément! Celle-ci risque de se demander pourquoi elle ne parvient pas à calmer son bébé. Le sentiment de compétence parentale joue un rôle important dans notre expérience de la maternité.

Les critères et les exigences que nous nous fixons pour être une bonne mère ont eux aussi un impact important sur notre estime. Les femmes qui sont perfectionnistes sont plus à risque de se dévaloriser par rapport à leur rôle de mère. Plus nos exigences sont élevées plus les risques d’être déçue de soi augmentent. Il est si facile de se dire que ce que nous faisons de bien est normal alors que lorsque nous n’agissons pas selon nos critères nous nous jugeons sévèrement!

L’équilibre entre la mère et la femme

En cherchant à nous valoriser à travers notre rôle de mère, il arrive que nous oubliions la femme que nous sommes. Nous hésitons à nous occuper de notre bien-être comme s’il s’agissait d’un luxe! Pourtant, il s’agit d’une obligation et d’une nécessité pour préserver l’équilibre entre la mère et la femme que nous sommes. Le déséquilibre est pratiquement inévitable lors des premiers mois, mais par la suite nous devons être vigilantes. Lorsque le déséquilibre perdure, il peut arriver que nous ayons le sentiment de nous être perdue à travers notre rôle de mère et alors nous nous sentons déstabilisées. Nous ne savons plus ce que nous aimons et ce que nous désirons. Nous devons alors entreprendre un processus qui demandera de la persévérance et qui sera bénéfique pour nous. Rappelons-nous qu’il sera plus facile d’être satisfaites de notre rôle de mère si nous comblons nos besoins. Sans oublier que notre joie de vivre influence directement la joie de vivre de notre enfant!

Pour s’aimer davantage

Nous pouvons apprendre à nous aimer davantage et donc par le fait même à aimer les autres davantage en :

  • Étant indulgente et patiente face à ce grand apprentissage qu’est la maternité;
  • Acceptant ce que nous ressentons;
  • Osant mettre des limites;
  • Affirmant nos goûts;
  • Nous faisant plaisir au quotidien;
  • Reconnaissant nos qualités et nos forces;
  • Étant attentive à notre bien-être;
  • Acceptant que nous puissions nous tromper alors que nous croyons faire pour le mieux.

Chaque prise de conscience et chaque action nous rapproche d’un idéal, celui d’être convaincue que nous sommes valable en tant qu’être humain peu importe le type de travail que nous accomplissons, l’argent que nous avons, notre apparence physique, le nombre d’enfant que nous avons ou nos réalisations! Cette quête en vaut la peine puisqu’elle contribue à notre épanouissement en tant que femme et mère!


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