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Défis de mère
Ecrit par Isabelle Dagenais le 15 mars 2010 – 22:53 -Le décalage entre les attentes et la réalité est souvent très grand. Il est alors primordial d’être honnête envers nous-même et de reconnaître que nous vivons certaines déceptions ou désillusions.
Lorsque nous devenons maman plusieurs aspects de notre vie sont transformés temporairement ou de façon permanente. Ces changements ne sont pas toujours faciles à accepter surtout s’ils comportent certains défis. Cela peut être d’autant plus difficile du fait que très peu de mères osent en parler. Il est donc facile de nous comparer et de croire que nous sommes les seules à éprouver certaines difficultés.
La comparaison
La comparaison est un véritable poison pour la femme devenue mère. Vous croyez peut-être que l’autre maîtrise son rôle de mère et qu’elle ne semble éprouver aucune difficulté, mais qu’en est-il vraiment? Toutes les mères rencontrent des défis et chacune y fait face à sa façon selon sa personnalité, son passé, ses ressources et les conditions de sa vie actuelle. De ce point de vue, il devient inutile de se comparer puisque chaque expérience de la maternité est unique! En acceptant que vous puissiez vivre votre expérience différemment de votre amie ou de votre belle-sœur vous serez en mesure de vous faire confiance et de cesser de vous comparer.
Les changements
Une chose est certaine : vous devez vous adapter à de nombreux changements tant au niveau personnel, émotionnel, relationnel que sexuel! Votre bien-être dépend de l’attention que vous accorderez à chacun de ces facteurs. Il est faux de croire qu’ils sont indépendants les uns des autres. Lorsqu’un aspect de votre vie est négligé, il a des répercussions sur l’ensemble de votre vie. Prenez l’exemple suivant, si vous négligez votre bien-être personnel vous serez moins satisfaite dans vos relations interpersonnelles puisque vous ne pouvez pas donner ce que vous n’avez pas!
Les défis
Voici donc une liste de défis que nous pouvons rencontrer en tant que mère. Comme vous pourrez le constater, ils sont nombreux! En lisant ces catégories de facteurs, identifiez ceux qui représentent votre réalité et celle de votre partenaire. Demandez-vous comment vous pouvez y faire face? Reconnaissez-vous pour les actions déjà entreprises! Le but est de faire un petit bilan de votre situation actuelle et peut-être prendrez-vous conscience d’une situation qui vous affecte.
Facteurs personnels et émotionnels
La maternité est une expérience riche en émotions. Il s’agit d’un cheminement plus ou moins intense. Nous ne pouvons pas prédire comment nous vivrons ce nouveau rôle. Nous nous retrouvons donc en apprentissage et nous nous découvrons en tant que mère. L’isolement est néfaste et c’est justement lorsque nous ne souhaitons parler à personne qu’il est important de le faire!
- Être mère a éveillé en vous des blessures émotionnelles passée;
- Le deuil de l’allaitement est difficile à faire;
- La gestion du quotidien et des tâches représente un défi;
- Vous manquez de temps pour vous;
- La culpabilité est omniprésente;
- Vous ressentez un sentiment d’échec concernant votre accouchement;
- La responsabilité d’être mère pèse lourd;
- Vous avez du ressentiment ou de la colère envers votre partenaire;
- Le sentiment d’incompétence en tant que maman se manifeste;
- Vous vivez une dépression post-partum.
Facteurs relationnels
Pour la majorité des couples, l’arrivée d’un enfant nécessite des ajustements puisque la dynamique n’est plus la même! Pour certains couples cependant l’arrivée d’un enfant a l’effet d’un tremblement de terre et il se fragilise. La communication franche et authentique demeure l’outil de base, mais quand les conflits persistent, il est souhaitable de demander de l’aide.
- Votre conjoint ne s’implique pas auprès de votre enfant;
- Les conflits persistent concernant l’éducation de votre enfant;
- Le partage des tâches n’est pas égal et cela est source de conflits;
- Vous, vous sentez délaissée par votre partenaire;
- Votre relation avec votre mère est conflictuelle;
- Vous avez peu de soutien de la part de votre entourage;
- Votre partenaire est jaloux du temps que vous accordez à votre bébé.
Facteurs physiologiques et sexuels
Il est important de reconnaître que la sexualité ou plutôt la qualité de celle-ci dépend de plusieurs facteurs. La sexualité chez les nouveaux parents consiste en une expérience où les différences et les besoins de chacun sont présents. Il s’agit d’un moment de réconciliation entre le passé et le présent. La sexualité représente le besoin de se comprendre, de se soutenir face aux nombreux changements. Elle contribue à un rapprochement et à une meilleure compréhension de l’autre. La sexualité dénudée de sens n’a plus sa place dans cette dynamique de couple devenu parents. Au contraire, le sens prend toute son ampleur dans ces gestes qui expriment l’amour et la reconnaissance de la présence de l’autre.
- Les changements hormonaux influencent votre humeur;
- Vous ressentez de la douleur lors des relations intimes;
- Vous appréhendez les douleurs physiques lors des relations sexuelles;
- Vos seins ont un rôle nourricier et donc plus érotique;
- Vous refusez fréquemment les avances de votre partenaire;
- Votre conjoint se sent rejeté et vit de la frustration;
- L’équilibre entre la femme et la mère est difficile à atteindre;
- Votre image corporelle vous préoccupe et vous éprouvez de la difficulté à vous abandonner complètement;
- Votre niveau de désir sexuel est à la baisse;
- Votre conjoint ne vous désire plus depuis la naissance de bébé;
- L’accouchement a troublé votre partenaire.
Alors, peu importe les difficultés que vous vivez, rappelez-vous que ce qui crée les émotions c’est la signification que vous leur donnez. Soyez attentive à vos interprétations et à vos jugements. Soyez honnête et osez en parler. Et une petite dose de compassion envers vous-même sera toujours bénéfique!
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Trouver son équilibre
Ecrit par Isabelle Dagenais le 1 mars 2010 – 22:57 -L’équilibre entre votre rôle de mère et de femme vous préoccupe? Vous n’êtes pas seule! La notion de l’équilibre au niveau de nos rôles est vécue et perçue de multiples façons!
Je vous invite donc à en découvrir quelques-unes, peut-être vous reconnaîtriez-vous?
Je tiens à préciser que tous les choix sont légitimes et qu’il n’y a pas de façon parfaite de vivre notre maternité! Cependant, il est souhaitable que nous prenions du recul pour nous poser les bonnes questions et ainsi faire des choix lucides.
Voici un aperçu de différentes façons de vivre l’équilibre entre la mère et la femme.
Je m’occuperai de moi quand mes enfants seront grands!
Mettre volontairement notre vie sur « pause » jusqu’au jour où notre enfant sera plus autonome est un choix basé sur une certaine illusion. Je constate que nous sommes nombreuses à croire qu’un jour notre rôle de maman sera moins exigeant. Il est vrai que l’autonomie des enfants apporte une certaine liberté, mais elle est également source de préoccupations importantes. Sans oublier que nous ignorons ce que la vie nous réserve! Donc une fois que nous reconnaissons que l’autonomie de notre enfant ne signifie pas nécessairement une plus grande liberté pour soi, sommes-nous toujours prêtes à vivre sur « pause » jusqu’à ce jour où ils seront autonomes.
Ma vie de maman me comble et répond à tous mes besoins!
Nous aimerions que la maternité nous permette de nous épanouir totalement et que nous n’ayons besoin de rien d’autre, mais est-ce souhaitable? Certaines mamans, sans en être nécessairement conscientes, dépendent de leurs enfants pour combler leurs besoins. Or nous avons plusieurs types de besoins et ils ne peuvent pas être comblés exclusivement par l’amour maternel. L’amour que nous portons à nous-mêmes et à notre conjoint est tout aussi important pour notre équilibre émotionnel. Est-il souhaitable de définir notre valeur personnelle à partir d’une seule source?
Je ne parviens pas à avoir du temps pour moi!
Dans cet exemple, les mères disent vouloir prendre du temps pour leur bien-être, mais il semble toujours y avoir des obstacles. Elles se sentent envahies par leur vie familiale et elles ressentent une certaine lourdeur. Il est facile de croire que nos sacrifices sont une preuve d’amour envers nos enfants et cette croyance influence considérablement nos faits et gestes. Est-ce que cela représente une difficulté pour nous de revendiquer ce dont nous avons besoin?
Mon couple est en péril!
Certaines réalisent que leur vie de couple est en péril, car elles ont orienté leur amour sur leur enfant. Les mères disent souvent qu’elles forment une équipe avec leur conjoint et pour certaines cela a pour effet de créer une dynamique positive, mais il arrive que la notion d’équipe crée un éloignement! Il faut reconnaître que la dynamique du couple est toujours modifiée par l’arrivée d’un enfant et que le temps peut être un facteur aggravant. Avons-nous avantage à mettre de côté notre vie de couple pour nous consacrer à notre enfant?
Ma vie de femme est très importante!
Ces mères ont souvent pris la décision de préserver leur vie de femme alors qu’elles étaient encore enceintes. Alors, elles consacrent du temps à leur passion ou à leur vie amoureuse, et ce, généralement assez tôt après la naissance de leur enfant. Il semble que ce soit plus difficile de le faire quand il y a longtemps que nous avons pris du temps pour nous. Heureusement, il n’est jamais trop tard pour prendre de bonnes habitudes! Qu’est-ce qui me procure de la joie dans ma vie de femme?
L’équilibre! Un objectif réaliste?
L’équilibre entre la mère et la femme que nous sommes est souvent une source de questionnement et de préoccupation. Nous savons que cela est souhaitable, mais ce n’est pas si simple! Enceinte de notre premier enfant, nous imaginions que notre vie changerait peu ou encore seulement sur certains aspects. Surprise! Une fois devenue maman nous nous consacrons au bien-être de notre enfant et nous pouvons faire le choix de lui offrir en exclusivité, toute notre attention, notre amour, notre énergie et notre temps! Et c’est alors que nos priorités changent pour le mieux et parfois pour le pire!
Et si un certain déséquilibre était inévitable et même normal? Et si notre objectif de trouver l’équilibre parfait était irréaliste? Et si nous nous trompions d’objectif à atteindre?
Les objectifs réalistes sont :
- Reconnaître que nous pouvons être en déséquilibre
- Cesser de chercher à être tout à la fois
- Faire le deuil de cette perfection
- Accepter d’être vulnérable et déstabilisée
Notre côté perfectionniste nuit définitivement à notre bien-être. Nous voulons réussir et être à la hauteur de notre idéal. Nous n’accordons pas de place au doute et à la vulnérabilité. Dans cette quête de l’équilibre entre la femme et la mère que nous sommes, le défi réel est à l’intérieur de soi et non pas à l’extérieur. L’équilibre est lié à qui nous sommes et non à ce que nous faisons. Nous oublions que la satisfaction concernant notre vie provient de notre bien-être personnel et émotionnel.
Il devient alors important de définir nos valeurs et ce qui compte vraiment pour soi, pour orienter nos choix concernant notre façon de vivre notre féminité et notre maternité. Une fois que nous avons fait nos choix, il ne reste plus qu’à souhaiter que nous serons en mesure de les assumer pleinement! Je nous le souhaite puisque nous aspirons toutes à notre bonheur et à celui de notre famille!
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Un peu plus loin que la déculpabilisation
Ecrit par Isabelle Dagenais le 13 janvier 2010 – 14:38 -Bonne Année 2010 à vous chères mamans qui lisez mes écrits !
En ce début d’année j’ai bien l’intention de démystifier davantage la notion de la maternité parfaite ! Maintenant que nous avons plus de facilité à nous déculpabiliser grâce à Mères Indignes et aux Zimparfaites poursuivons cette démarche de libération.
Selon moi nous avons avantage à être attentives aux émotions que nous ressentons et à nous laisser le temps de les apprivoiser. L’humour et le positivisme seront toujours aidants mais pas toujours suffisants.
Je suis toujours fascinée par cette rapidité que nous avons à vouloir dédramatiser une situation le plus vite possible. Combien de fois j’ai vu des mères devenir émotives en parlant d’une expérience difficile et tout à coup dire "mais c’est pas grave"! Je sais, c’est souvent une réponse spontanée et nous vivons dans une société où nous devons être positifs et forts. Ce genre de réponse: c’est pas grave, il y a pire que moi sont souvent une façon de ne pas toucher l’émotion. Parce que ce que nous craignons, c’est de ressentir l’émotion et que ça fasse mal. Donc le meilleur moyen pour se protéger c’est de trouver des arguments rationnels (tête) pour que ce soit plus facile à vivre. Or, vous l’avez sans doute remarqué, l’émotion ne s’évapore pas et c’est ainsi que nous atteignons un trop plein émotionnel qui se décharge souvent au mauvais moment et envers la mauvaise personne !
Je considère que nous devons nous donner le droit d’être déçue, triste, découragée, impuissante, épuisée, impatiente et toutes les autres émotions possibles ! Je ne suggère pas l’apitoiement mais je recommande de prendre le temps de reconnaître ce qui se passe en nous, de ressentir l’émotion et par la suite de l’exprimer. Une fois que nous avons franchi ces étapes nous ressentons un soulagement et nous pouvons mieux accepter la situation. Voilà une belle résolution pour 2010 !
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Être maman : le bilan
Ecrit par Isabelle Dagenais le 1 janvier 2010 – 23:02 -L’année 2009 fut celle où vous avez pris la décision de devenir maman ou vous l’êtes devenue pour la première fois?
Peut-être est-ce l’année où vous avez accueilli un membre supplémentaire dans votre famille? En cette période de rétrospective et de bilan, je vous invite à en faire un quelque peu différent…
Bilan de vos apprentissages
Lorsque vous pensez à l’année qui se termine et à votre enfant, vous êtes sans doute fière de son développement et de ses nombreux apprentissages! Et vous êtes probablement impressionnée par son cheminement qui a été parsemé de défis, de pleurs, de réussites et de joies! Et qu’en est-il de votre propre cheminement en tant que maman et femme? Pendant que votre enfant grandissait en vous, apprenait à sourire, à ramper, à marcher, à manger, à nager, à faire du vélo ou encore à écrire, vous, qu’avez-vous appris ou découvert?
Dans le cas d’une grossesse, vous avez appris à vous préoccuper d’un autre être humain en faisant des choix importants. Vous avez dû partager votre corps avec ce petit colocataire. Une fois cet enfant né, vous avez appris à répondre à ces besoins ce qui représente un grand nombre d’actions! Vous vous êtes adaptée à ce petit être humain. Vous avez découvert la mère que vous êtes et votre conjoint en tant que père. Vous avez fait preuve de persévérance, de dévouement et de sacrifices. Vous avez su prendre en charge le développement de votre enfant et vous êtes également parvenue à lâcher prise (partiellement ou totalement) pour le laisser aux soins de quelqu’un d’autre.
Tous ces apprentissages se sont faits graduellement et certains ne sont pas acquis. Ils ont éveillé en vous de nombreuses émotions, certaines plus agréables que d’autres. Vous avez su vous adapter avec plus ou moins de difficultés et vous pouvez en être fière. Comme vous le savez, ils sont sans fin d’où l’importance de prendre le temps de réaliser les apprentissages que vous avez faits et de vous reconnaître pour votre engagement! C’est dans cette perspective que je vous invite à lire ce texte qui aborde la richesse de la maternité dans la vie d’une femme.
Inspiration pour 2010
La maternité est une expérience qui vous incitera à vous dépasser et à vous surpasser. Vous serez confrontée et motivée à la fois. Vous vivrez de grandes joies et de grandes peines. Vous serez transformée à tout jamais par cette expérience sans fin. Vous serez une maman à tout jamais quoique vous en pensiez. Votre rôle de mère vous collera à la peau et sera inscrit dans votre cœur pour l’éternité. Votre trajectoire, votre vie, vos réalisations seront influencées et teintées par ce grand rôle, le rôle de votre vie!
Bien sûr, vous le jouerez parfois avec maladresse et puis avec brio à d’autres moments. Vous vous féliciterez et vous vous jugerez. Vous ne parviendrez jamais à vous libérer de ce sentiment d’amour qui imprègne votre cœur et votre âme. Même pour celles qui ne parviennent pas à l’exprimer.
Cette force de vie qu’est la maternité vous ouvrira à une sensibilité et à une compassion comme aucune autre expérience. Vous serez plus vulnérable, plus réceptive, plus intuitive, plus proche de votre ressenti et donc plus près de vos peurs et de vos limites. Les défis y seront nombreux et chacune y fera face à sa façon.
Vous évoluerez à grande vitesse vers la découverte de qui vous êtes vraiment. Vous vous questionnerez et douterez. Vous aurez envie de tout quitter pour vous reposer et peut-être même pour vous déresponsabiliser. Vous vous engagerez contre vent et marrée pour le bien-être de votre protégé. Vous serez la source de sa souffrance et la raison de sa guérison. Vous passerez votre vie à vouloir être une bonne mère. Vous chercherez à le protéger et à le guider. Vous tenterez aussi de le contrôler, de le limiter pour vous épargner trop de douleur. Vous vivrez pour lui et avec lui. Vous le soutiendrez pour qu’il s’accomplisse et vous serez aux loges de sa réussite.
- Vous estimerez et vous dévaloriserez.
- Vous serez aimante et intransigeante.
- Vous serez patiente et impatiente.
- Vous serez disponible et absente.
- Vous protègerez et blesserez.
- Vous serez parfaite et imparfaite.
- Vous encouragerez et vous démotiverez cet enfant que vous aimez tant!
En résumé, vous serez humaine et, chose certaine, vous apprendrez de cette grande aventure qu’est la maternité.
Par moment, vous aurez sans doute besoin de vous confier, de vous exprimer, de vous libérer de ces émotions qui se manifestent en vous. Sachez que ce que vous ressentez est normal et que vous n’êtes pas seule! Et surtout rappelez-vous que vous êtes en apprentissage tout comme votre enfant…
Des souhaits
Pour 2010, je vous souhaite de :
- Vous reconnaître pour la merveilleuse mère que vous êtes.
- Faire preuve d’indulgence envers vous-même.
- Faire la paix avec votre grossesse, votre accouchement, votre allaitement ou toute autre situation qui a été difficile pour vous.
- Prendre le temps de vous occuper de vos besoins et de vos désirs.
Bonne Année 2010 à vous toutes!
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La quête de l’équilibre
Ecrit par Isabelle Dagenais le 15 octobre 2009 – 23:04 -Nous avons besoin de saisir, avec notre cœur, l’importance de notre rôle, mais aussi de notre être. Il est possible de nous accomplir en respectant nos besoins et nos valeurs.
Nous, les mamans d’aujourd’hui nous avons besoin de comprendre que notre qualité de mère n’a d’égal que notre qualité en tant qu’être humain. Nous sommes des êtres extrêmement importants pour le développement de l’humanité. Chacune d’entre nous a l’opportunité de se découvrir pleinement à travers la maternité.
En tant que femme et mère nous recherchons cet équilibre entre ces deux rôles. Malheureusement, il nous arrive de nous sentir coupables de nous réaliser ou au contraire de ne pas nous réaliser. Nous voudrions davantage de temps avec nos enfants tout en en ayant le sentiment d’être utiles à la société, et ce, même si nous sommes conscientes que d’avoir des enfants est une contribution à la société!
Ce dilemme intérieur est source de souffrance pour plusieurs d’entre nous. Chacune doit trouver son équilibre et ce qui lui convient en ce moment! Aucune norme ou règle n’est à suivre concernant ces ajustements par rapport à nos rôles. Le discours de la société et l’image véhiculée n’est le portrait que d’un certain nombre de mères.
- Nous avons donc avantage à identifier comment nous souhaitons vivre notre maternité et notre individualité.
- Nous avons besoin de savoir que nous ne sommes pas les seules dans cette quête de l’équilibre.
- Nous devons reconnaître que cette recherche dure dans le temps et qu’elle ne sera jamais définitive.Nous devons nous définir et nous ajuster à notre réalité.
- Nous avons besoin de prendre confiance en nos capacités et en notre jugement.
- Nous avons besoin de parler de nos doutes, de nos questionnements, de nos émotions en tant que femme et mère.
Voici quelques questions de réflexion qui peuvent contribuer à nous définir et à reconnaître la mère que nous sommes. N’oublions pas que plusieurs facteurs influencent et influenceront la mère que nous sommes.
Être maman
- Quel type de mère est-ce que je voulais être?
- Quel type de mère est-ce que je suis maintenant?
- Quel type de mère est-ce que je souhaite devenir?
Être moi
- Quelles sont mes valeurs?
- Qu’est-ce qui me fait du bien?
- Quels sont les aspects de ma personne qui nuisent à mon épanouissement en tant que maman?
- Quelle est ma définition de l’équilibre?
- Comment puis-je parvenir à atteindre l’équilibre?
La maternité représente pour la majorité des mères une occasion de se connaître véritablement et de se dépasser. Il est normal de résister à cette découverte de soi puisqu’elle nécessite de notre part beaucoup de courage et de laisser-aller. Cette découverte se fait plus ou moins rapidement avec plus ou moins de souffrance selon ce que nous avons à découvrir. Il est illusoire de croire que la maternité éveillera que le meilleur en nous. La maternité peut nous faire découvrir une part d’ombre et cela donnera une couleur particulière à notre expérience.
La mère qui découvre son côté sombre à travers la maternité aura besoin de soutien, d’amour et de compassion. Alors, elle pourra mettre de la lumière sur son expérience en acceptant sa façon d’être et en cherchant à comprendre ce qui est touché en elle. La femme qui au contraire quitte cette zone d’ombre une fois qu’elle devient maman se découvre plus douce, plus affectueuse et plus patiente qu’à l’habitude. Elle se réjouit donc de ce reflet positif sur sa vie.
Avant de devenir maman, combien de femmes parmi nous doutions de notre valeur en tant qu’être humain? Nous souhaitons toutes être une bonne personne comme nous souhaitons toutes être une bonne mère! Le lien est très intéressant puisque certaines femmes, une fois devenues maman, se sentent confirmées dans leur insuffisance ce qui créé de la souffrance, alors que d’autres se sentent enfin suffisantes et ressentent un apaisement. Cela démontre bien l’importance de s’apprécier en tant que personne, car c’est la fondation de notre bonheur!
La réalité de la maternité est très complexe et elle peut engendrer de nombreuses remises en question. Lorsque la souffrance émotionnelle est présente, nous devons prendre soin de nous et accepter que notre façon de vivre la maternité ne corresponde pas à nos attentes ou à notre idéal. Heureusement, il est possible de trouver un bien-être en devenant consciente de nos enjeux personnels et de ce que nous devons apprendre.
Quel que soit le chemin que nous empruntons vers cette découverte de soi, nous pouvons être convaincues qu’il est pertinent et significatif pour notre épanouissement en tant que mère et femme!
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Maman en contrôle
Ecrit par Isabelle Dagenais le 1 octobre 2009 – 23:07 -Les changements liés à la maternité sont nombreux! L’un de ceux-là est la dynamique du couple. Y a-t-il danger en la demeure?
Les couples doivent s’adapter à une nouvelle réalité puisque chacun y joue un nouveau rôle. Pour s’y adapter, beaucoup de mères prennent le contrôle du bien-être du bébé. Mais qu’arrive-t-il quand ce besoin de contrôle prend beaucoup et même trop de place? Quelles sont les conséquences possibles de ce contrôle sur notre relation amoureuse?
Notre enfant
En tant que maman notre priorité est le bien-être de notre enfant. Nous déterminons ce qui lui convient le mieux au niveau de son alimentation, de son sommeil et de sa routine. Nous devons prendre des dizaines de décisions par jour… Nous répondons à ses besoins et parfois nous en faisons plus que ce qui est vraiment nécessaire. Nous sommes responsables et en contrôle. Dans le cas où nous avons un tempérament quelque peu inquiet, nous craignons de perdre ce contrôle et cette peur nourrit le besoin de contrôler…
Ce besoin de contrôler est dû en partie à une insécurité et au désir que les choses se déroulent bien. Nous voulons éviter que des situations désagréables se produisent, car nous ne voulons pas être déstabilisées et vulnérables.
Notre conjoint
Bien que ce contrôle puisse être profitable pour notre enfant, il en va autrement pour notre conjoint. Il faut admettre que nous pouvons être exigeantes envers notre conjoint. C’est comme si nous transposions nos exigences envers nous-mêmes sur celui-ci. Nous savons qu’il ne peut répondre à toutes nos attentes, puisque la perfection n’existe pas, et pourtant…
Le contrôle que nous exerçons envers notre conjoint, le père de nos enfants, est rarement profitable. N’ayons pas peur des mots, nous sommes nombreuses à infantiliser notre conjoint! Ce que cela signifie, c’est que nous agissons avec lui, par moment, comme s’il était notre enfant. Comment cela se manifeste-t-il? Par le ton sur lequel nous lui parlons, nous nous adressons à lui comme si nous étions en position d’autorité. Sans oublier le regard désapprobateur, le même que celui qu’on a envers un enfant qui a mal agit.
Voici des exemples de comportements infantilisants que nous pouvons avoir envers notre conjoint :
- Critiquer sa manière de faire;
- Ridiculiser sa façon d’être avec l’enfant;
- Vouloir qu’il agisse comme nous;
- Lui demander de justifier sa décision ou son action.
Reconnaître que nous agissons parfois ainsi n’est pas facile, mais c’est la première étape pour améliorer notre situation.
Beaucoup d’hommes sont très coopératifs lorsque nous sollicitons leur collaboration de façon précise, mais leur motivation s’affaiblit lorsque nous supervisons ce qu’ils font. Ils se sentent infantilisés et ils perçoivent nos commentaires comme un manque de confiance. Même si notre intention n’est pas de l’infantiliser, les effets néfastes sont bien réels. D’ailleurs, nous sous-estimons l’impact que ce besoin de contrôle peut avoir sur notre vie de couple et plus particulièrement sur notre vie sexuelle!
Conséquence
Si nous avons le sentiment d’être responsables de notre amoureux comme de notre enfant, cela influence la perception que nous avons de notre conjoint. À ce moment, il devient comme un enfant à nos yeux et non plus un partenaire. Comment alors se confier et avoir confiance que nous serons soutenues? Comment faire la transition, le temps venu, entre une perception infantilisante et celle d’un homme? Et comment mettre de côté le ressentiment accumulé?
Plusieurs d’entre nous éprouvent de la difficulté à faire, au moment opportun, la transition entre la maman et l’amante! Imaginez le défi que représente de devoir modifier la perception que nous avons de nous-mêmes et celle que nous avons envers notre conjoint avant de faire l’amour! Mieux vaut dormir…
Sérieusement, nous ne pourrons pas toujours exclure la femme en nous. Nous devrons trouver un certain équilibre et il se situe dans la définition de nos rôles. Notre relation avec notre conjoint est différente de celle que nous avons avec notre enfant, nous devons donc modifier notre façon d’interagir selon la personne qui est devant nous!
Il va sans dire que notre conjoint a lui aussi sa part de responsabilités et qu’il doit prendre sa place dans cette dynamique familiale, mais puisque nous n’avons pas de pouvoir sur les autres aussi bien s’occuper de nous-mêmes!
Agir autrement
Il est possible de modifier nos comportements si nous le souhaitons. Nous devons d’abord reconnaître notre façon d’agir sans se blâmer inutilement. Nous pourrions attendre que notre conjoint change, mais à quel prix? Que désirons-nous vraiment? Une relation de couple égalitaire ou frustrante? Les changements que nous effectuerons seront également bénéfiques pour notre conjoint.
Voici un petit rappel concernant les changements que nous pouvons appliquer :
- Faire des demandes claires. Exemple : J’ai besoin d’aide; veux-tu faire la vaisselle? Attention aux insinuations : Pour une fois ferais-tu la vaisselle?
- Exprimer ce que nous ressentons plutôt que de blâmer l’autre.
- Écouter, sans argumenter, quand notre conjoint exprime une frustration.
- Réduire nos attentes envers soi et envers notre conjoint.
- Prendre conscience de notre façon de parler à notre conjoint (y a-t-il une différence dans notre ton selon que nous parlons à notre enfant ou à notre conjoint?)
Prendre soin de la femme en nous
En tant que parents nous nous complétons dans nos forces et dans nos limites. Nous sommes des êtres responsables et autonomes avec des opinions et des valeurs parfois différentes. Il ne s’agit pas d’identifier qui est le meilleur, mais de prendre conscience que nous contribuons tous les deux à l’évolution de notre enfant!
La relation du couple est souvent ébranlée suite à la naissance d’un enfant et cela exige de notre part un engagement encore plus grand! N’oublions pas qu’au départ notre rêve était de créer une famille unie!
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Infantiliser notre conjoint
Ecrit par Isabelle Dagenais le 8 septembre 2009 – 23:13 -Je me questionne sur le comportement que nous avons parfois envers notre conjoint, le père de nos enfants. Lorsque je m’observe et que je regarde autour de moi je constate que nous sommes nombreuses à infantiliser notre conjoint. Je sais que le terme peu paraître un peu extrême mais ce que cela signifie c’est que nous agissons avec lui comme si il était notre enfant.
Je vous entends penser : »je dois bien lui dire quoi faire et comment le faire autrement rien ne s’accomplira ou je devrai passer derrière lui!!! »
Ce que je veux aborder ce sont les conséquences et les torts que cela a sur notre couple. Nous sommes égaux en tant que parents et idéalement nous devrions former une équipe. Nous nous complétons dans nos forces et dans nos limites. Nous sommes tous les deux des êtres responsables et autonomes avec des opinions et des valeurs parfois différentes. Il ne s’agit pas d’identifier qui est le meilleur mais de prendre conscience que nous contribuons tous les deux à l’évolution de notre enfant !
Oui, il y a des hommes qui n’agissent pas de façon responsable, d’autres qui sont absents ou encore négligents. Ces comportements d’ailleurs sont certainement explicables mais pour l’instant je parle des pères qui sont présents, qui apprennent à être père et qui font de leur mieux!
Il faut reconnaître que nous sommes souvent très exigeantes envers notre conjoint. Nous transposons nos exigences envers nous-mêmes sur notre conjoint. Nous savons qu’il ne peut répondre à toutes nos attentes puisque la perfection n’existe pas et pourtant…
Étant donné que nous sommes intelligentes nous comprenons la situation et nous ne voulons pas contaminer notre relation de couple. Le contrôle que nous manifestons provient souvent de nos peurs et aussi de notre désir d’harmonie. Par contre nous ne sommes pas toujours conscientes de l’impact qu’ont nos recommandations et nos critiques.
Encore une fois je vous entends penser: « C’est à lui de dire ce qui ne lui convient pas, d’exprimer ses émotions et de prendre sa place! » Je suis tout à fait d’accord mais puisque nous n’avons pas le pouvoir de changer l’autre, nous avons avantage à nous observer.
Beaucoup d’hommes sont très coopératifs lorsque nous sollicitons leur collaboration de façon précise mais leur motivation s’affaiblie lorsque nous supervisons ce qu’ils font. Ils se sentent infantilisé et ils perçoivent nos commentaires comme un manque de confiance. Je sais ce n’est pas notre intention mais les effets néfastes sont bien réels. D’ailleurs je crois que nous sous-estimons l’impact que ce besoin de contrôle peut avoir sur notre vie de couple et particulièrement notre vie sexuelle.
J’ai entendu à plusieurs reprises des femmes me dire qu’elles se sentaient responsable de leur amoureux comme de leur enfant. Ce sentiment influence la perception que nous avons de notre conjoint car il devient comme un enfant à nos yeux et non pas un partenaire égalitaire. Comment se confier alors et avoir confiance que nous serons entendues? Comment faire la transition, le temps venu, entre une perception infantilisante à celle d’un homme? Et comment mettre de côté le ressentiment accumulé?
Plusieurs d’entre nous éprouvons de la difficulté à faire, au moment opportun, la transition entre la maman et l’amante ! Imaginez le défi que représente de devoir modifier la perception que nous avons de nous-mêmes et celle que nous avons envers notre conjoint avant de faire l’amour ! Ouf! Mieux vaut dormir…
Il est possible de modifier nos comportements si nous le souhaitons. Nous devons d’abord reconnaître notre façon d’agir sans se blâmer inutilement. Nous pourrions attendre que notre conjoint change mais à quel prix? Que désirons-nous vraiment? Une relation de couple égalitaire ou frustrante? Les changements que nous effectuerons auront probablement un impact sur notre conjoint. Voici un petit rappel concernant les changements que nous pouvons appliquer:
Faire des demandes claires. Exemple: J’ai besoin d’aide veux-tu faire la vaisselle? Attention aux insinuations: Pour une fois ferais-tu la vaisselle?
Exprimer ce que nous ressentons plutôt que de blâmer l’autre.
Écouter, sans argumenter, quand notre conjoint exprime une frustration.
Réduire nos attentes envers soi et envers notre conjoint.
Nous nous devons d’être vigilantes. La relation du couple est souvent ébranlée suite à la naissance d’un enfant et cela exige de notre part un engagement encore plus grand à sa réussite. N’oublions pas qu’au départ notre rêve était de construire une famille!
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Votre réalité
Ecrit par Isabelle Dagenais le 11 août 2009 – 21:05 -Bonjour,
Mes vacances sont terminées alors un nouveau texte vient de paraître sur le site mamanpourlavie.com, il est intitulé: « Maternité, impuissance et vulnérabilité ». J’ai choisi de parler de ces sentiments car je crois qu’ils sont présents dans la vie de plusieurs mamans et évidemment dans la mienne ! Je n’y propose pas de solution miracle mais je crois que de mettre des mots sur ce que nous vivons contribue grandement à notre bien-être. Même en sachant cela nous avons tendance à contenir l’émotion à l’intérieur. Le blog Être Maman vous offre la possibilité de vous exprimer alors si vous le souhaitez écrivez-moi! Dites-moi comment vous vivez ces sentiments d’impuissance et de vulnérabilité.
Il me fera plaisir de vous lire !
À bientôt,
Isabelle
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Maternité, impuissance et vulnérabilité
Ecrit par Isabelle Dagenais le 1 août 2009 – 23:12 -Se sentir impuissante et vulnérable, voilà deux états émotionnels que nous expérimentons en tant que mères et dont on aimerait bien être épargnées!
Se sentir impuissante et vulnérable, voilà deux états émotionnels que nous expérimentons en tant que mères et dont on aimerait bien être épargnées puisque ces états ne correspondent pas à notre désir de paix et d’harmonie! Se sentir fragile et impuissante n’est pas agréable et ce qui intensifie le mal-être est sans doute le fait que nous évaluions ces états comme un signe de faiblesse! Mais qu’en est-il vraiment?
Le sentiment d’impuissance
Se sentir impuissante est sans doute l’une des expériences les plus difficiles à vivre, car il est généralement accompagné de l’inquiétude, de la peur et du découragement!
Ce qui déclenche le sentiment d’impuissance
Qu’est-ce qui éveille en nous le sentiment d’impuissance? En tant que maman les situations propices à son déclenchement sont nombreuses! Nous pouvons nous sentir impuissantes lorsque notre nouveau-né est inconsolable ou lorsque notre enfant est malade? Et le fait que notre enfant vieillisse ne nous épargne pas de ce sentiment, car si notre grand a vécu une situation de rejet à l’école ou que notre ado est en peine d’amour nous ressentons aussi cette impuissance!
Ressentir l’impuissance
Se sentir impuissante est souvent une grande source de souffrance puisque nous nous retrouvons déstabilisées. Dans ces moments d’impuissance, nous voudrions trouver des solutions efficaces et permanentes le plus rapidement possible. Nous voulons soulager la souffrance physique ou émotionnelle de notre enfant et nous voulons aussi apaiser notre souffrance émotionnelle. Nous voulons retrouver l’harmonie et la paix le plus vite possible!
Nous croyons à tort que le sentiment d’impuissance doit être évité à tout prix. Qu’il faut l’évincer de notre cœur et qu’il est inutile de ressentir l’impuissance! Le sentiment d’impuissance est riche en apprentissages puisqu’il fait appel à notre puissance intérieure, à notre capacité d’utiliser nos ressources et à agir pour notre bien-être et celui de notre enfant.
Cette impuissance nous permet de découvrir nos forces et nos limites. Lorsque nous sommes confrontées au sentiment d’impuissance, nous développons notre confiance en soi puisqu’avoir confiance en soi signifie que nous croyons que nous serons en mesure de faire face aux défis de la vie de façon responsable et engagée!
Transformer le sentiment d’impuissance
Il est possible de transformer une situation dans laquelle on se sent impuissante.
- En identifiant nos ressources personnelles
- En se rappelant nos valeurs
- En reconnaissant notre puissance intérieure
- En ayant le courage de se positionner pour notre bien-être et celui de notre enfant
La vulnérabilité
Plusieurs événements de la vie peuvent susciter en nous cet état de vulnérabilité; la perte d’un emploi, le décès d’un être cher et bien sûr la maternité! Ces situations provoquent des changements importants au niveau de notre routine, de notre perception de nous-mêmes et de nos repères habituels alors nous sommes déstabilisées.
Les remises en question, le doute, l’incertitude contribuent à ce que nous nous sentions fragiles et même démunies! Dans ces moments-là, nous craignons que les autres perçoivent notre fragilité que nous considérons, la majorité du temps, comme une faiblesse ou un manque! Alors, nous avons le réflexe de nous protéger en érigeant une façade! Nous agissons comme si tout allait bien alors qu’intérieurement nous nous sentons insuffisantes.
Les conséquences de la façade
L’énergie que requiert le maintien de cette façade est considérable alors que nous avons besoin de la préserver! De plus en agissant ainsi nous nous privons du soutien des autres puisque nous réussissons à leur faire croire que tout va pour le mieux…
Démontrer notre vulnérabilité
Puis, il arrive un moment où il devient difficile, voir impossible de maintenir la façade en permanence. Nous avons donc besoin de nous libérer de ce trop-plein en donnant une voix à nos pensées, en parlant de ce que nous ressentons et en nous permettant de démontrer que nous avons des limites.
Reconnaître notre vulnérabilité nous libère d’un poids que nous portons et de la peur d’être démasquée. Nous n’avons plus à faire semblant et les personnes qui nous aiment auront la possibilité de nous soutenir, de nous démontrer leur amour et leur compassion!
Se rendre vulnérable en parlant de soi à une personne de confiance nous permet d’établir une relation intime et authentique avec celle-ci! En nous ouvrant à notre vulnérabilité, nous découvrons notre véritable puissance et nous nous sentons libres. Libres d’être qui nous sommes vraiment, et libérées de cette façade…
État de faiblesse ou de force?
Être vulnérable ou impuissante est perçu comme étant faible et incapable. Sauf que nous voulons être fortes et paraître fortes vis-à-vis des autres! En choisissant le paraître, nous nous empêchons de découvrir notre véritable force et nous nous privons de beaux moments avec les êtres aimés! Les gens autour de nous ne peuvent pas deviner ce que nous ressentons et ce dont nous avons besoin! Nous devons donc cesser d’avoir l’air forte pour justement faire preuve de courage et démontrer une véritable force, celle du courage!
En conclusion
Le sentiment d’impuissance et la vulnérabilité sont des états émotionnels qui nous déstabilisent et qui par le fait même nous permettent de découvrir en nous nos ressources et notre force qui étaient jusque-là inexploitées! Voilà de belles opportunités pour évoluer en tant que maman et femme!
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Se culpabiliser
Ecrit par Isabelle Dagenais le 30 juin 2009 – 11:48 -Avez-vous déjà donné un ultimatum ou annoncé une conséquence à votre enfant qui n’était pas réaliste? Au début de ma carrière d’enseignante, il y a 15 ans, il m’est arrivé de le faire avec mes élèves et avec le temps j’avais compris à quel point c’était une stratégie inefficace et voilà que je l’utilise avec mes filles! C’est fascinant de constater à quel point mes connaissances et mes expériences professionnelles me sont si peu utiles dans certaines situations avec mes enfants!
Nous revenions d’une sortie familiale et les filles réagissaient intensément au fait qu’elles devaient se coucher et qu’elles n’avaient pas le temps de jouer. Exaspérée par les plaintes et les pleurs j’ai dit: « Si vous continuez nous ne sortirons plus en soirée et comme ça vous aurez le temps de jouer! » Erreur! Les pleurs et les plaintes se sont intensifiés et moi je regrettais déjà mes paroles.
Mon intention était d’obtenir le calme et ma réaction a créé le contraire! Rationnellement il est évident que ce n’était pas la bonne méthode mais les émotions ont pris le contrôle. Je me suis donc excusée auprès de Laurie et Danika tout en leur précisant que nous ferions de nouveau des sorties en soirée!
Même si mes filles s’étaient endormies rassurées et en paix moi je ne l’étais pas! Je me reprochais mon comportement et je me culpabilisais. Puis j’ai réalisé que je ne devais pas me culpabiliser mais me responsabiliser. En assumant ma réaction je peux m’en libérer et apprendre de cette situation. Le fait de me culpabiliser et de me dévaloriser en tant que mère ne me permet pas d’évoluer au contraire cela me paralyse. Me culpabiliser intensément et longtemps n’est pas une preuve d’amour envers mes enfants mais plutôt un manque de compassion envers moi-même!
La prochaine fois que je ne serai pas satisfaite de ma façon d’être avec mes filles, j’espère que je me rappellerai de l’importance de me responsabiliser, d’apprendre de la situtation et d’évoluer!
Isabelle
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